[Critiques] Devil, Tomboy, Et soudain, tout le monde me manque

Publié le 29 Avril 2011

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Réalisé par Jennifer Devoldere. Avec Mélanie Laurent et Michel Blanc. La famille, c'est compliqué... Surtout quand Eli, le père, bientôt 60 ans, attend un enfant de sa nouvelle femme. À l'annonce de la nouvelle, ses deux grandes filles, Dom, qui cherche à adopter, et Justine, qui passe d'un petit ami à un autre sans trop d'état d'âme, sont ébranlées. Pour se rapprocher de Justine avec qui il n'a jamais pu s'entendre, Éli a la bonne idée de se lier d'amitié avec tous ses exs... À son insu. Mais lorsque Justine tombe de nouveau amoureuse et qu'Éli s'apprête à tout gâcher, la famille est sur le point d'imploser. Est-ce que tout ce petit monde va parvenir à se réconcilier avant qu'il ne soit trop tard ?

 

Pour son second long-métrage, Jennifer Devoldere retrouve Mélanie Laurent, après l'avoir dirigé dans le décevant Jusqu'à toi (2009). Avec Et soudain, tout le monde me manque (2011), elle réalise une sympathique comédie dramatique où il est question de crises existentielles et de famille dysfonctionnelle. Un père de famille trop absent, la fille cadette mal dans sa peau, la demi-soeur qui cherche à adopter alors qu'au même moment, sa mère tombe enceinte, divers problèmes y sont traités, de façon plus ou moins réussis et où le rire et l'émotion sont de rares fois au rendez-vous. Une oeuvre mineure mais pas déplaisante, où on a le plaisir d'y retrouver entre autre Mélanie Laurent & Michel Blanc.

 

** Bon film.

 

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Réalisé par John Erick Dowdle. Avec Chris Messina et Logan Marshall-Green.Philadelphie, États-Unis. Dans un immeuble de bureaux, cinq inconnus se retrouvent coincés dans un ascenseur. Panne technique, dirait-on au départ, mais les techniciens de l’immeuble eux-mêmes peinent à expliquer les raisons de ce blocage. Parmi les victimes, ce sont d’abord la contrariété ou les mauvais pressentiments qui l'emportent. Bientôt, l’angoisse prend le dessus, car d’étranges phénomènes voient le jour dans ce huit-clos… Personne n’est capable ni de les arrêter, ni de les empêcher. Pris au piège, le groupe d’inconnus réalise peu à peu que le Diable se cache parmi eux, les décimant un par un.

 

On pensait ne jamais le voir au cinéma, sept mois après sa sortie américaine, Devil (2010) débarque enfin dans l'hexagone en sortie technique et nous évitant ainsi une sortie en DTV. A la réalisation, on retrouve John Erick Dowdle, à qui l'on doit l'exécrable remake En quarantaine (2008), la version US de [Rec] (2008), ce qui était loin de nous rassurer. Du haut de ses 10 millions de dollars, ce petit film d'horreur est le premier film adapté d'une trilogie nommée "The Night Chronicles", écrite et produite par M. Night Shyamalan, ce dernier accumulant les déconvenues au cinéma, il a eu la (très) bonne idée de faire un break et de confier ses scripts à de jeunes réalisateurs. Et au final, il faut avouer que l'on est agréablement surpris. Certes, le scénario n'a absolument rien d'original, mais étonnamment, du haut de ses 80 minutes, le film nous tient constamment en haleine, et ce dès le début du film, avec un générique à la fois renversant et original, une qualité photo soignée (Tak Fujimoto) et le principal ingrédient du film, des personnages suffisamment intriguant et évitant la caricature pour éveiller en nous des soupçons. Un faux huis-clos alternant entre les scènes de claustrophobie à l'intérieur de l'ascenseur et d'autres à l'intérieur et à l'extérieur du building. Un thriller surnaturel qui mérite amplement le coup d'oeil, une Série B efficace à condition de ne pas être trop exigeant (mais à la vue de la filmographie du réalisateur, on en attendait pas tant).

 

** Bon film.

 

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Réalisé par Céline Sciamma. Avec Zoé Heron et Jeanne DIsson. Laure a 10 ans. Laure est un garçon manqué. Arrivée dans un nouveau quartier, elle fait croire à Lisa et sa bande qu'elle est un garçon. Action ou vérité ? Action. L'été devient un grand terrain de jeu et Laure devient Michael, un garçon comme les autres… suffisamment différent pour attirer l'attention de Lisa qui en tombe amoureuse. Laure profite de sa nouvelle identité comme si la fin de l'été n'allait jamais révéler son troublant secret.

 

Second long-métrage pour Céline Sciamma, après Naissance des pieuvres (2007), elle nous revient avec un second film tout aussi puissant que passionnant. Tomboy (2011) qui signifie "garçon manqué" narre l'histoire d'une petite fille de 10 ans qui vient d'emménager dans un nouveau quartier pendant les grandes vacances. Cheveux court, pas de robe mais plutôt un short, pas de couleurs claires mais foncées, elle décide de se faire passer pour Michael auprès de ses nouveaux amis. Un choix assumé car au fond d'elle, Laure se serait bien vu dans la peau d'un garçon. L'ambiguïté est poussée à son paroxysme, dès le début on ne parvient pas à savoir s'il s'agit réellement d'une fille ou d'un garçon, la confusion est impressionnante, Zoé Héran, qui campe le rôle principal est remarquable, voir même fascinante (les dialogues se sont rares, sa seule présence face caméra suffit à transporter le spectateur). D'une rare justesse, empreint d'un réalisme saisissant, les acteurs sont stupéfiants, surtout pour leur âge. Céline Sciamma continue de séduire et a marquer les esprits, assurément une cinéaste à suivre de près !

 

*** Très bon film.

 

Critiques by RENGER Benoit

Rédigé par Geotoine

Publié dans #Critiques

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