[Critiques] Warrior, Shark 3D, Restless

Publié le 2 Octobre 2011

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Sortie cinéma : 14 septembre 2011. Réalisé par Gavin O'Connor. Avec Joel Edgerton, Tom Hardy, Jennifer Morrison. Ancien Marine brisé, Tommy Conlon rentre au pays et demande à son père de le préparer pour un tournoi d’arts martiaux mixtes qui lui permettrait de gagner une fortune. Personne ne sait ce qu’il espère faire de cet argent. Le propre frère de Tommy, Brendan, décide lui aussi de s’engager dans la compétition pour essayer de sauver sa famille. Entre les deux frères, les années n’ont pas adouci les rancœurs. Immanquablement, les routes de Tommy et de Brendan vont bientôt se croiser. Au-delà de l’affrontement qui s’annonce, pour chacun, quelle que soit la cause qu’ils défendent, il n’est pas seulement question de remporter un prix, mais de mener le combat d’une vie…

 

Seulement six mois après l’univers de la boxe avec l’excellent Fighter (2011) de David O. Russell (récompensé par deux Oscars et deux Golden Globes), c’est l’univers du free-fight qui nous ouvre les portes, via le film de Gavin O'Connor (Le prix de la loyauté - 2008), à travers lequel on suit (comme avec le film précédemment cité, deux frères unis par un même but, celui de remporter une épreuve sportive, celle du sport de combat). Warrior (2011) est une petite bombe totalement inattendue de la part du cinéma Hollywoodien, portée par une histoire brillamment écrite à travers laquelle on suit le destin de deux frères, séparés depuis plusieurs années, tous deux ont grandis au sein d’une famille déstructurée avec un père alcoolique. L’aîné a fondé une famille et est professeur de physique quand le second est parti faire la guerre en Irak. Ce dernier, de retour aux Etats-Unis, décide de participer à un combat de MMA, (des arts martiaux mixtes, à savoir un mélange de jiu-jitsu, de kickboxing, de muai thai, etc), il ne s’attendait pas à tomber sur son grand frère, lui aussi inscrit au combat afin de remporter le gain et ainsi sauver sa famille de la misère. Tous deux vont alors régler leur compte sur le ring, au final il ne pourra en rester qu’un, leur lourd passé ressurgit aux côtés de leur père (ex-alcoolique et renié par ses propres fils). On est réellement bluffé, à la vue de ses 140 minutes, où pas un seul temps mort ne vient briser ce magnifique drame familial brillamment mis en scène (les scènes de combats sont sidérantes), le tout, parfaitement incarné par deux acteurs récemment révélé au cinéma, à savoir le britannique Tom Hardy (Bronson - 2009) & l’australien Joel Edgerton (Animal Kingdom - 2011), avec à leurs côtés, l’émouvant Nick Nolte.

 

*** Très bon film.

 

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Sortie cinéma : 21 septembre 2011. Réalisé par David R. Ellis. Avec Joel Moore, Sara Paxton, Dustin Milligan, Katharine McPheeAu soleil de l’été, Sara et ses amis sont bien décidés à passer un week-end de pur fun sur une petite île privée d’un immense lac salé de Louisiane. Pourtant, lorsque Malik, le jeune footballeur vedette, sort d’une séance de ski nautique inconscient avec un bras en moins, l’ambiance n’est plus à la fête. Convaincue qu’il s’agit d’un accident, la petite bande embarque sur un speedboat afin de conduire le blessé à l’hôpital de toute urgence, mais les jeunes gens vont vite s’apercevoir que le lac est infesté de requins ultra agressifs. Pour Sara et les siens, face à des prédateurs prêts à tout pour qu’aucune proie ne leur échappe, c’est le début du cauchemar. Assiégés, piégés, dévorés, terrifiés, très peu reverront la terre ferme…

 

Il y a un an jour pour jour sortait sur nos écrans, le tant attendu Piranha 3D (2010) d’Alexandre Aja, une petite merveille horrifico/gore où des piranhas en 3D évoluaient (et se régalaient) au milieu d’une ribambelle de jolies jeunes filles vêtues de bikinis. Un an plus tard, vous remplacez les piranhas en 3D par des requins faussement réussit (plutôt surprenant pour un film budgété à 25 millions de $), vous retirez tout ce qui faisait le charme du film d’Aja (sexes, fêtes, drogues et alcools), seules les jolies filles en bikinis sont présente au programme, ainsi qu’une poignée de rednecks, ce qui au final, pour un film de 90 minutes, paraît bien mince pour nous tenir en haleine, surtout face à un scénario aussi insipide, lassant et terriblement prévisible (dès le début du film, on devine aisément qui échappera à la mort et qui sera le premier à mourir parmi le groupe d’amis). Dénué d’humour, la 3D relief est une fois de plus inutile (sauf pour les producteurs qui s’en mettent plein les poches), les SFX sont décevant, les acteurs tentent ce qu’ils peuvent mais mieux vaut ne pas trop leur en demander (acteurs de seconde zone oblige). Aucune once de tension, pourtant on pensait avoir affaire à un film d’horreur, lamentable du début à la fin, de la part de David R. Ellis, un réalisateur qui avait su nous séduire (Destination finale 2 - 2003) pour mieux nous décevoir par la suite (Cellular - 2004 & Des serpents dans l'avion - 2006).

 

1/2 A éviter.

 

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Sortie cinéma : 21 septembre 2011. Réalisé par Gus Van Sant. Avec Henry Hopper, Mia Wasikowska, Ryo Kase.Bien qu’en phase terminale d’un cancer, la jeune et jolie Annabel Cotton est animée d’un amour profond de la vie et de la nature. De son côté, Enoch Brae a cessé d’avoir envie de faire partie du monde depuis que ses parents sont tragiquement morts dans un accident. Lorsque ces deux êtres à part se rencontrent à un enterrement, ils se découvrent d’étonnants points communs. Pour Enoch, dont le meilleur ami se trouve être le fantôme d’un pilote de guerre kamikaze, et Annabel, qui voue une fascination à Charles Darwin et à la vie de toute créature, c’est le début d’une relation exceptionnelle. En apprenant la mort imminente d’Annabel, Enoch propose de l’aider à vivre ses derniers jours avec intensité, au point de défier le destin, les traditions et la mort elle-même.

 

Gus Van Sant, que l’on ne présente plus (lauréat de la Palme d'Or avec Elephant - 2003), nous revient avec une œuvre de commande, produite par l’actrice Bryce Dallas Howard. Restless (2011) avait tout pour être une œuvre remplie de pathos et de sentimentalisme exacerbé. Mais à notre grande surprise, le film est à mille lieux de cela, alors que le synopsis nous promettait tout autre chose. On y découvre deux jeunes adultes, fraîchement sortis de l’adolescence, le premier prend plaisir à assister à des enterrements d’inconnus et ce, depuis qu’il a raté celui de ses parents, qu’il a perdu dans un tragique accident (ce qui lui vaudra plusieurs mois dans le coma, d’où son absence à l’enterrement de ses parents). La seconde quant a elle est atteinte d’un cancer en phase terminale, ne lui laissant plus que quelques mois à vivre, elle affiche un insolent sourire et contre toute attente, parvient à nous faire oublier que ses jours sont comptés. Tous deux fascinés par la mort (ils se sont rencontrés lors d’un enterrement), ils vont apprendre à mieux se connaître, a appréhender la mort et surtout à s’aimer (tout en sachant très bien que leur relation ne sera que de courte durée). Gus Van Sant nous offre ici un très beau drame, touchant, émouvant et drôle, loin d’être le genre de mélodrame à faire pleurer dans les chaumières, aucune faute au niveau de l’écriture, la mise en scène se savoure, et ce, en grande partie grâce à son casting où l’on retrouve dans les rôles principaux Mia Wasikowska (révélée au grand public grâce à Alice au pays des merveilles - 2010) et l’inconnu Henry Hopper (fils du regretté Dennis Hopper). Tous deux illuminent le cadre, le charme opère et on savoure avec énormément de plaisir cet habile mélange de poésie et de mélancolie. Présenté en tant que film d'ouverture de la sélection Un Certain Regard lors du 64ème Festival de Cannes, le film est reparti bredouille, malgré ses 4 nominations.

 

*** Très bon film.

 

Critiques by RENGER Benoit

Rédigé par Geotoine

Publié dans #Critiques

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