Nous étions à la Nuit de la Peur Orange Cinéma Séries - Compte-rendu

Publié le 1 Septembre 2012

WP 001257

 

Hier soir avait lieu à Paris la quatrième édition de la Nuit de la Peur, un évènement organisé par Orange Cinéma Séries, bouquet 100% cinéma et séries, dans le but de promouvoir le Mois de la Peur qui débutera le 6 octobre 2012 sur Orange Cinechoc. Lors de ce fameux Mois de la Peur sera proposée aux abonnés une programmation spéciale autour de cinq thématiques différentes (Welcome Home, Zombie, Exorciste, Giallo & Cannibales) avec aussi bien des classiques de l'horreur ("L'Exorciste", "Les deux visages de la peur") que de films inédits ("Dream House", "The House of the Devil", "The Woman", "Dead Heads"...) sans oublier la diffusion, en VOST, dès le 15 octobre de la saison 3 de "The Walking Dead", 24 heures seulement après les Etats-Unis. Nous reviendrons sur la programmation du Mois de la Peur dans un prochain article alors passons dès à présent au compte-rendu de la Nuit de la Peur édition 2012.

 

DSCF6635

 

Après avoir récupéré une très jolie plaquette sur le Mois de la Peur, nous ensuite pris place dans la salle où nous allions passer une bonne partie de la nuit. Pour commencer, nous avons eu le droit à une introduction de "L'Exorciste", premier film projeté de la nuit, par William Friedkin himself. Le réalisateur, dont le nouveau film "Killer Joe" sort sur les écrans ce mercredi, a évoqué pendant une petite heure de nombreux sujets tels la religion, l'histoire vraie qui a inspiré "L'exorciste" (dans la réalité, c'est un jeune garçon qui a été exorcisé; le changement de sexe a été fait à la demande de l'Eglise pour éviter d'attirer l'attention des médias sur lui) mais aussi les films qui lui font le plus peur (tous ceux avec Julia Roberts!), les bonus d'une future édition Blu-Ray (l'édition ultime du film selon Friedkin, avec un entretien d'époque du prêtre de l'histoire vraie) et enfin son avis la peine de mort : bien qu'il y ait eu une une période de sa vie où il y était favorable, il est absolument contre la peine capitale sauf en ce qui concerne pour "L'exorciste 2" (il faudrait brûler les deux suites selon lui!) Il nous a même demandé de rendre notre abonnement Orange si "L'exorciste 2" était diffusé par le bouquet, or le film sera bien diffusé durant le Mois de la Peur!

 

DSCF6636

http://idata.over-blog.com/0/47/60/48/Blog/201208/exo.jpg

 

Soirée Orange Cinéma Séries oblige, nous avons ensuite assisté à la projection d'un petit montage publicitaire nous présentant les différentes séries du bouquet ("Le trône de fer", "Glee", "The Walking Dead", "Girls", "Veep" et bien d'autres, la liste est très longue et toutes n'étaient pas dans le montage) et d'une publicité annoncant la diffusion de la saison 3 de "Boardwalk Empire" 24 heures après les USA. Venait ensuite "L'Exorciste", présenté dans sa version intégrale. Le film est ce qu'il y est, c'est-à-dire un classique du cinéma d'épouvante, au même titre que le "Shining" de Stanley Kubrick, et malgré les années qui ont passé depuis sa sortie, l'émotion que l'on éprouve en le regardant est toujours très forte. L'histoire se déroule au début des années 70 dans la banlieue de Washington. Une actrice découvre que sa jeune fille est atteinte d'un mal étrange qui la transforme peu à peu en créature monstrueuse. Devant l'incompréhension des médecins et des psychiatres, elle décide alors de faire appel à deux exorcistes. Dès les fouilles archéologiques au Nord de l'Irak jusqu'à la scène culminante de l'exorcisme, la tension ne cesse de monter et l'atmosphère se fait de plus en plus étouffante. Le scène de l'exorcisme est, et restera, une scène culte du cinéma d'horreur.

 

DSCF6639

 

Après une petite pause pour reprendre des forces (super buffet!), nous avons enchaîné avec le second long-métrage de la nuit, "Amer" (nous n'avons pas échappé à la blague "orange amère"), nous était introduit par l'équipe du film : les réalisateurs Hélène Cattet et Bruno Forzani et le producteur François Cognard. La salle s'était un peu vidée pendant la pause si bien qu'elle n'était plus remplie qu' à 1/3 (contre 3/5 précédemment) pour cette introduction qui est revenue en grande partie sur le processus de création du film. Après avoir réalisé cinq courts-métrages (que vous pouvez voir en vous procurrant l'édition anglaise de "Amer" qui en contient 4 et l'édition belge qui contient le dernier), Hélène Cattet et Bruno Forzani ont donc réalisé l'exploit de trouver un producteur qui accepte ce projet un peu fou : faire un hommage quasiment muet aux giallos italiens des années 70. Mais avant cela venait la phase d'écriture et, comme il nous l'ont expliqués, le genre giallo ne s'est pas imposé tout de suite. Ils ont ainsi commencé l'écriture du film par le second segment (sur trois) qui n'est en rien du giallo. Les deux autres segments reprenant des images propres au giallo, l'ensemble est ainsi devenu une sorte d'hommage au genre. Tout était très clairement découpé dans la tête des deux scénaristes et réalisateurs et c'st ce qui a convaincu le producteur François Cognard de participer à leur film. Une petite anecdote : la maison que l'on voit dans le long-métrage est une batisse abandonnée devant laquelle passait le réalisateur Bruno Forzani quand il était plus jeune, avec l'idée que cela ferait un super décor pour un film. Assez incroyable comme histoire. Pour ce qui est des giallos préférés des réalisateurs et du producteur, ont été cités "Les Frissons de l'Angoisse" de Dario Argento et "Le venin de la peur" de Lucio Fulci.

 

amer

 

C'étatit le grand inconnu de la soirée en ce qui nous concernait et on peut dire que la claque en a été d'autant plus forte. Dans "Amer", on découvre trois moments clefs de la vie d'une femme - durant l'enfance, à l'âge adolescent et à l'âge adulte. Trois moments durant lesquels se côtoient la peur et au désir. Mieux vaut ne pas trop en dire sur le film q ui se doit d'être découvert en étant vierge de toute information. Sachez juste que les dialogues y sont plutôt rares (une vingtaine de lignes de dialogue tout au plus) et qu'il s'agit d'une expérience, à la fois visuelle et sonore, comme on en voit rarement. On vit vraiment le film. Qu'importe alors la simplicité apparente des intrigues et le rythme plutôt lent. Le long-métrage passe à une vitesse folle et on regrette dès le début du générique de fin que l'expérience soit déjà terminée. Un film expérimental parfait d'un bout à l'autre comme on aimerait en voir plus souvent. Et merci aux producteurs d'avoir accepté un tournage en pellicule. Pour information, "Amer" est dans la liste des meilleurs films de 2010 de Quentin Tarantino.

 

vlcsnap-2012-03-03-10h11m29s40

 

Après une courte pause, nous avons repris nos places dans la salle pour "The Woman", troisième film de la Nuit de la Peur. Difficile de passer après "Amer" et sa réalisation des plus particulières mais le défi est relevé avec brio par Lucky McKee et Jack Ketchum qui nous proposent une vision presque malsaine de la famille typique américaine avec l'histoire de ce père de famille qui décide de civiliser une sauvageonne avec l'aide de sa femme et de ses enfants. Vous pouvez lire notre critique de ce film percutant en cliquant ici. Venait ensuite la projection d'une comédie, "Dead Heads", dont vous pouvez lire notre critique en cliquant ici. La salle était déjà devenue bien vide pour "The Woman" (nous n'étions plus que 14 personnes!) et nous l'avons désertée à notre tour avant le début de "Dead Heads", après y avoir passé plus de sept heures (!). On espère pouvoir retenter bientôt l'expérience lors d'une nuit de "L'Etrange Festival".

 

C'était la première fois que nous participions à la Nuit de la Peur et c'était vraiment une excellente nuit avec des films très variés. Un grand merci à toutes les équipes d'Orange Cinéma Séries pour cet évènement. Et n'oubliez pas le Mois de la Peur à partir du 6 octobre 2012 sur Orange Cinéchoc.

Rédigé par Geotoine

Publié dans #Evènements

Commenter cet article

club stephen king 03/09/2012 21:15


Oh, j'aurai bien aimé être invité :-(